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Centre Sportif et Communautaire : une confusion extrême qui laisse craindre le pire


Chers concitoyens,

Je vous invite à lire l'article de Françoise Le Gris, résidente de VMR, paru en page 6 du journal "La Poste" de Mont-Royal le 11 octobre 2023 concernant le complexe sportif de notre ville.


Salutations,

Maryam Kamali Nezhad, ing., Ph.D

Conseillère municipale indépendante / Independent Municipal Councillor- District 2

Ville de Mont-Royal / Town of Mount Royal


 

Les 1er et 2 février derniers, la présentation du projet du maire Malouf à un stade embryonnaire, esquissait un projet de Centre sportif et communautaire en phase d’identification soit en Estimations Classe D, donc sans contenu précis, sans programme architectural, sans budget, sans délai d’achèvement prévu. Le maire annonçait seulement un bâtiment sur 3 étages au lieu de 2 et la garantie que tous les mêmes services que ceux de la version 1.0 seraient offerts. Le montant annoncé à ce moment était de 66,5M, bien que ce chiffre sortait de nulle part, sans base et sans justification. Somme irréaliste quand l’on considère l’ouverture des soumissions de 2021 pour la version 1.0 (entre 88M et 94M).


Malgré l’irrationalité de la position du maire et l’inconsistance de son projet, la version 1.0 était systématiquement rejetée, malgré la dépense déjà effectuée et perdue (5M pour plans et devis acceptés), et malgré aussi une pétition de plus de 1300 Monterois en faveur de la reprise de la version 1.0 en estimation Classe A, donc prête à la réalisation. Faisant fi de tous ces facteurs, le maire et son conseil optent pour une hypothétique et intangible version 2.0 du projet. La présentation de février n’était en aucun cas une consultation publique sur le Centre sportif et communautaire ou sur le Quartier sportif, ce qui n’a pas réfréné le maire de lancer de nébuleux slogans par la suite : « C’est lancé! », « On va de l’avant! ».


Un appel d’offres de la Ville (SMP-2023-21) publié le 15 juin dernier sur les sites officiels du Conseil du Trésor du Québec (SEAO et PQI), présentait le coût du projet soumis à 46,9M$ (https://www.


Étonnamment, la proposition était basée sur la version 1.0 (néanmoins rejetée par le maire Malouf) et prise ici comme référence des coûts, au lieu de présenter l’estimation annoncée en février de 66,5M pour la version 2.0. Qu’est-ce à dire? On a annoncé un coût aux citoyens (66,5M) et la Ville présente un coût de 46,9M sur le site du Conseil du Trésor du Québec en s’appuyant sur la version 1.0. En effet, dans l’appel d’offres publié sur le SEAO, tous les documents de la version 1.0 sont présentés à l’appui du projet version 2.0. Étrange, n’est-ce pas? La Ville aurait-elle joué sur tous les panneaux selon son intérêt pour arriver à ses fins sans souci de cohérence et de rectitude? Ce subterfuge ne peut que semer le doute et la confusion et n’est-on pas en droit de se demander s’il n’y a pas tromperie des deux côtés, côté Conseil du Trésor, permettant de récupérer la subvention de 3M$ accordée pour la version 1.0, et côté citoyens confrontés à un écart de coûts de 20M sans explication. Pour en finir avec le coût probable du projet du maire Malouf et de son conseil, il faut rappeler que ce projet, même si présenté en phase de « réalisation » sur le site officiel du Gouvernement du Québec, n’est qu’à une estimation Classe D, donc soumis à des erreurs de contingences de 20% à 100%.

Faites le calcul vous-même, on est près d’une possibilité de 130M$. Face à ces coûts contradictoires et sans explications, entre 46,9M, 66,5M et 130M, où est la vérité? Quelle somme semble-t-elle réaliste après les résultats de l’appel d’offres annoncés en 2021 (88M et 94M)? Les paramètres du Centre sportif serontils les mêmes en termes de format, services, qualité des installations et matériaux? Et selon la méthode choisie de conception-construction, ne faut-il pas s’attendre à ce que plusieurs « emprunts » successifs et imprévisibles diluent aux yeux des résidents le montant réel de la note finale. Au total, ces emprunts dilués vont obligatoirement se répercuter sur les comptes de taxes des résidents.


Autre sujet d’inquiétude, on croyait avoir affaire à un appel d’offres pour la réalisation d’un Centre sportif et communautaire. Mais où était donc le Programme fonctionnel et technique (PFT) préliminaire qui aurait donné les bases d’un appel d’offres incluant les données essentielles du projet et les demandes et limites posées par la Ville? En l’absence de ce document, des étapes ont été brûlées par rapport au processus habituel, et au lieu d’une succession d’opérations bien fondées, l’appel d’offres du 15 juin ressemble à un fourre-tout incompréhensible entre deux versions (1.0 et 2.0 ) d’un projet embryonnaire mais identifié « en réalisation », et impliquant toutes les étapes d’un long et laborieux processus. Et cela sans le jeu d’une saine concurrence qui puisse assurer la validité du processus.


En effet, le mandat décrit à l’appel d’offres pour services professionn els inclut le PFT qui aurait dû être préliminaire à l’appel d’offres, et d’autres phases telles la sélection d’une autre firme pour la réalisation des plans et devis, et le suivi de surveillance des travaux. Voir à ce sujet le contrat octroyé à Cardin Julien Inc. À la RÉSOLUTION N° 23-08-13 du 15 août 2023. Ce mandat déjà très large est augmenté considérablement à l’Addenda 2 du 12 juiilet 2023 (« partie intégrante des documents de soumission ») (https://www.seao.ca/


« Lors de l’étape de réalisation du PFT, l ‘ADJUDICATAIRE devra définir la vision générale des aménagements le long de l’Avenue Roosevelt et des réaménagements au niveau du Parc Danyluk suite aux interventions et implantations des nouvelles constructions (incluant le nouveau bâtiment 10-20-40 Roosevelt).

La planification des aménagements et axes de circulation. La démolition du 60 Roosevelt (REC) laissera la place à un « terrain gazonné » ». Mais où est donc la vision de la Ville, et à quelle étape les citoyens seront-ils impliqués en lien avec ces transformations majeures?



Conséquemment, la seule firme soumissionnaire Cardin Julien Inc, qui est aussi la seule firme soumissionnaire pour le projet du 10-20 et 40 Roosevelt devient donc « responsable », « chef » et « patron » de l’ensemble des opérations concernant le CSC et le Quartier sportif. Assez incroyable que le réaménagement du Parc Danyluk se soit glissé dans un appel d’offres concernant un seul équipement sportif, le CSC. De plus, est-ce que cela ne ressemblerait pas à un désengagement de la Ville par rapport à ses responsabilités.


Il ne faut pas oublier qu’à cela s’ajoute le projet de démolition/reconstruction du 10-20 et 40 Roosevelt jamais justifié par une expertise indépendante et jamais soumis à l’acceptation des citoyens. Évalué à 37M dans le PTI de 2023, il pourrait monter facilement à +45M en 2024-2025, le projet ayant augmenté de plus de 10M à chaque année dans les PTI successifs entre 2021 et 2023 : 14M, 27M, et 37M. Aucun engagement du Service d’incendie de Montréal (SIM) n’existe à l’heure actuelle sur une possible contribution de sa part.



L’on constate avec stupéfaction que ce mandat global auquel répondra la firme soumissionnaire ne concerne pas uniquement un Centre sportif mais la « vision » d’un Quartier sportif souhaité par le maire Malouf mais jamais élaboré, ce qui soumet les résidents à un projet gigantesque pour lequel le maire Malouf N’A AUCUN MANDAT DE LA POPULATION MONTEROISE. La Ville engage ainsi les résidents dans une aventure risquée, coûteuse et aux conséquences imprévisibles, et de surcroît, pour un projet global qu’ils n’ont pas choisi et n’ont pas approuvé. Cette fuite en avant de la Ville touche non seulement les deniers publics dépensés sans une prudence élémentaire, mais aussi l’aménagement de notre territoire et l’environnement de notre milieu de vie.



Dans cette affaire, on constate encore une fois l’absence de transparence de l’administration, du maire et du conseil et l’inexistence de reddition de comptes qui risquent de nous entrainer dans un gouffre financier, tout le financement étant basé sur des emprunts à venir, sans doute annoncés au dernier moment, et répercutés sur les comptes de taxes pour plusieurs décennies futures.


Françoise Le Gris, Résidente de VMR

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